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26.01.2008
Interview de François Bayrou (journal l'Express)
- À quoi pouvez-vous servir aujourd’hui ?
- À y voir le plus clair possible sur ce que la France est en train de vivre. Et à préparer un autre projet de société.
- Comment définiriez-vous le Sarkozysme ?
- D’abord un projet politique : l’alignement de la France, le plus vite possible, sur le modèle de société qui domine la mondialisation, le modèle américain. Ensuite, une conception du pouvoir, qui tire la fonction présidentielle vers le star system, la société du spectacle, et la connivence avec les puissants, les plus riches et les plus célèbres. Et au fond, sur ces deux points, je défends l’exact contraire : contre le modèle dominant dans le monde, l’avenir du modèle républicain français, et contre le pou-voir spectacle, la confiance aux citoyens.
- À quoi identifiez-vous le modèle américain ?
- On dit américain pour faire image. Mais ce modèle avance partout. Et il a trois traits prin-cipaux. Il est inégalitaire par principe. Il est matérialiste. Et sa démocratie est dévorée par la com’, la démagogie people.
- Commençons par ce que vous appelez « l’inégalité croissante »…
- C’est un basculement de l’histoire. Depuis le milieu du dix-neuvième siècle, on vivait dans tout l’occident avec l’idée que le progrès allait faire reculer les inégalités. Et cette idée trans-cendait tous les clivages politiques. Mais au tournant des années 80, sans qu’on s’en aper-çoive clairement, un autre modèle a pris le pouvoir, une autre idéologie, pour qui le vrai moteur du progrès, ce sont les inégalités. Il est donc vain de prétendre les faire reculer. Au contraire, il faut les légitimer ! Ainsi le monde financier fait des fortunes foudroyan-tes, l’imposition sur les successions disparaît, le dumping fiscal règne en maître, pour mettre ces inégalités à l’abri de l’État. Ne vous trom-pez pas : en termes matériels, ce modèle a été extraordinairement efficient. Mais, au bout du chemin, il ruine l’idée de société, du vivre en-semble.
- Quels sont les ressorts de ce modèle de so-ciété ?
- Il repose sur un système de valeurs selon le-quel l’argent est la mesure du succès. Nicolas Sarkozy le répète sans cesse : il veut « réconcilier la France avec l’argent », parce que argent = réussite. Pour séduire et dompter l’esprit des citoyens, le moyen c’est la com-munication : les politiques se comportent comme les vedettes du show-bizz, mettant en scène du pathos, des amitiés avec des vedet-tes, des amours en roman-photo. Le but est de détourner l’attention des citoyens, pour que, aveuglés par les flash et les projecteurs, ils ne regardent plus l’essentiel. S’y ajoute la conni-vence entre puissances financières, médiati-ques et pouvoir politique. Là encore, le mo-dèle est américain. Aux Etats-Unis, l’argent influence le pouvoir par le financement des campagnes. Chez nous, c’est via les groupes de médias que son influence se déploie. Je crois que Nicolas Sarkozy a très tôt compris la puissance de telles ententes et décidé de s’en faire le complice, ou l’instrument. C’est la signification de l’incroyable nuit du Fou-quet’s, de l’étalage de yachts et d’avions. Pour moi, tout cela, ce n’est ni la République, ni la France.
- Vous utilisez souvent, à propos de Nicolas Sarkozy, l’adjectif « puéril ». Diriez-vous qu’il est un président puéril ?
- Parfois. S’il est une fonction qui exige la sagesse, c’est la fonction présidentielle. « Du passé, faisons table rase », on sait depuis longtemps que ça ne marche pas, même les révolutions n’y parviennent pas. J’ai entendu, par exemple, annoncer qu’on allait tout remet-tre en cause dans l’organisation de l’hôpital. Une fois de plus ! On a fait quatre ou cinq lois de suite et la dernière n’est toujours pas digérée. On va recommencer ? De même, re-mettre en cause les principes de la laïcité, c’est ouvrir la boîte de Pandore. Prétendre que l’on peut tout changer à la fois, entreprendre toutes les réformes en même temps, alors que la so-ciété est si complexe, cela a un côté enfantin. Montherlant a donné à l’une de ses pièces un titre tiré de la Bible : « la ville dont le prince est un enfant ». Mais le vrai texte de l’Ecclésiaste, c’est : « malheur à la ville dont le prince est un enfant. »
- Mais il redéfinit la fonction présidentielle…
- Ma vision est tout autre : la fonction prési-dentielle, ce n’est pas s’occuper de tout, mais de l’essentiel. Ce n’est pas « je communique à tout va », mais « j’inspire confiance », c’est s’arrêter pour réfléchir, c’est se protéger et pro-téger le pays contre l’actionnite désordonnée. Laisser à d’autres le court terme et penser le long terme. Ce type de président, un président sage, manque cruellement à la France.
- Quelles sont aujourd’hui vos relations per-sonnelles avec le Président ?
- Je n’ai avec lui aucun problème personnel. Je n’en ai jamais eu. Il y a des côtés de sa per-sonnalité qu’il m’arrive de trouver sympathi-ques. Il le sait, je le lui ai dit. Mais j’ai un problème politique de fond qui tient aux va-leurs de son projet, et à sa manière de conce-voir le pouvoir. Et une divergence sur les va-leurs, c’est plus grave et plus profond qu’un désaccord sur les programmes.
- Par sa parole au moins, estimez-vous que le chef de l’État provoque une rupture ?
- Je juge davantage les faits que les mots. Je sais que l’on peut mettre les mots à toutes les sauces. On peut sortir des citations époustou-flantes pour dire le contraire de ce qu’on fait. Camus a une phrase magnifique. Il dit : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Par exemple, à quoi bon dire « politique de civilisation » quand précisé-ment on abandonne la civilisation face au ma-térialisme ambiant ? À quoi bon parler de « démocratie exemplaire » quand la réalité c’est la fin de la séparation des pouvoirs et la prise de contrôle des médias par une entente de groupes connivents ?
- En matière de politique économique, repro-chez-vous à Nicolas Sarkozy d’être trop libéral ou pas assez ?
- Ce qui domine, c’est la confusion. Il y des annonces dans tous les sens et peu de visibili-té dans sa politique économique. La vertu du libéralisme, ce sont des règles précises et ri-goureuses : la séparation des pouvoirs, l’équilibre entre les pouvoirs, l’interdiction de mélanger l’État et l’économie. Aucune de ces règles n’est respectée en France. Quand il an-nonce qu’il va faire voter une loi pour imposer aux entreprises de distribuer aux salariés un tiers de leurs profits, c’est faire comme si les entreprises étaient toutes les mêmes ! Vous voyez Total distribuer à ses salariés 4 mil-liards d’Euros ? En revanche, reporter aux ca-lendes grecques l’effort sur le déficit et sur la dette, alors qu’il pouvait y avoir un consensus national sur cette question, c’est faire une faute. Choisir la facilité sur cette question, c’est une faute qui marquera le début du quin-quennat.
- Quand vous l’entendez affirmer à propos du pouvoir d’achat qu’il ne peut pas « vider des caisses déjà vides », traduisez-vous que l’heure du renoncement a sonné ?
- C’est simplement la revanche de la réalité face à des promesses purement et simplement intenables.
- Revendiquez-vous l’étiquette de « premier opposant à Nicolas Sarkozy » ?
- Ce genre de cliché ne m’intéresse pas. Je ne suis pas un opposant mécanique, systémati-que. Simplement, je ne cède pas un pouce de terrain, quoi qu’il m’en coûte, quand je consi-dère que l’essentiel est en jeu.
- Êtes-vous à équidistance de l’UMP et du PS ?
- Leur perpétuelle opposition est d’un autre temps. Regardez la crise des socialistes. Re-gardez la mise en scène de Blair par l’UMP. La question qui va venir, si je ne me trompe pas, est celle de la reconstruction, sur des ba-ses saines, du modèle républicain français. Et ce jour-là, il faudra des reconstructeurs venus de tous les grands courants de la démocratie française.
- Divisions à Paris, Lyon, Strasbourg… Le MoDem c’est « moins on est nombreux, plus on se dispute » ?
- C’est vrai que l’arrivée de dizaines de mil-liers d’adhérents nouveaux, exigeants, c’est un changement de culture. Mais pour moi, c’est un bonheur. Et dans toutes ces villes, au bout du compte, nous serons présents, autonomes et rassemblés.
- Si vous échouez aux municipales de Pau, arrêtez-vous la politique ?
- Je n’ai pas l’intention d’échouer. Mais je n’en fais pas un test national. C’est une ville à qui on ne parle pas comme à une autre. Pour vous, c’est une ville moyenne, de province. Mais pour nous, c’est une capitale, qui a une grande histoire et je crois un grand avenir. Nous, nous la regardons avec d’autres yeux. Nous avons besoin que la ville se porte bien, qu’elle vise haut. Chez nous, il y a une fierté. La ville a eu une grande histoire d’amour avec quelqu’un qui sortait de l’ordinaire, André Labarrère. Elle sait que c’est le moment pour elle d’en commencer une autre. Mais elle veut que ce soit une autre grande histoire. Pas du banal. Vous voyez, ce n’est pas de la politique comme vous l’entendez. C’est plus humain. Et je vais y mettre, ces prochaines années, toutes mes forces.
- Ségolène Royal est-elle aujourd’hui pour vous une alliée ou une rivale ?
- Ma situation n’est pas facile, la sienne non plus. Je trace un chemin nouveau. Son che-min, plus classique, est barré par une crise grave. La crise du PS est dans son nom même. Imaginez-vous un responsable du PS venir à la télé et déclarer : « l’avenir de la France, c’est le socialisme ! » Si vous ne pouvez pas prononcer une telle phrase, alors vous ne pouvez plus vous appeler Parti Socia-liste… Et derrière cela, il y a la question des alliances. Pour moi, je n’ai pas ce type de question : si la désillusion est à la mesure de ce que je crois, il faudra que tous les recons-tructeurs se réunissent. Il faudra faire travailler ensemble des démocrates, des socialistes, des républicains, y compris de droite, par exemple des gaullistes qui sont aujourd’hui plein de doutes et de questions.
- Il y a un an, vous vous apprêtiez à décoller dans la campagne présidentielle. Qu’avez-vous raté pour ne pas être au second tour ?
- L’obstacle que je n’ai pas réussi à franchir, je le connais. C’est le remords du 21 avril 2002, qui pesait si fortement sur la gauche. Beau-coup d’entre eux, au fond, savaient que Ségo-lène Royal serait battue. Mais ils ne suppor-taient pas l’idée que le PS soit absent, pour la deuxième fois, du second tour. Dans l’avenir, la question se posera différemment.
- Une chose que Nicolas Sarkozy vous a ap-prise ?
- Le mouvement perpétuel. Mais pour aller où ?
- De Ségolène Royal ?
- Que l’image ne suffit pas.
- Une chose que vous apprend Barak Obama ?
- Si l’on veut offrir une alternative, il faut se tenir loin du système qu’on veut remplacer.
08:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Mouvement Démocrate, Bayrou, interview l'Express
24.01.2008
Rapport Attali: des "idées qui risquent de déstabiliser la société" selon F Bayrou
PARIS, 23 jan 2008 (AFP) -
François Bayrou a identifié mercredi dans le rapport Attali sur la croissance des "idées qui risquent de déstabiliser la société française", comme la relance de l'immigration ou la libéralisation de la grande distribution.
La relance de l'immigration "pourrait économiquement avoir des effets bénéfiques, mais ces effets risquent de se heurter à une déstabilisation supplémentaire de la société française, et au bout du compte, à de graves déséquilibres dans le pays", a déclaré à l'AFP le président du Mouvement démocrate (MoDem).
Concernant la libéralisation de la grande distribution, M. Bayrou a souligné que "si ça tue le commerce de centre-ville, c'est la société française qui va être fragilisée".
"La France a vécu avec un certain nombre de professions qui maillaient le territoire national et qui participent de notre équilibre de société", a-t-il ajouté. "Je n'arrive pas à croire que les notaires et pharmaciens soient les responsables de l'absence de croissance de la France".
Le député des Pyrénées-Atlantiques a enfin espéré que la proposition de suppression des départements serait bien écartée car elle "ignore tout de la réalité de la France profonde".
"Beaucoup de ces mesures apparaissent comme négligeant la société française, qui a besoin qu'on la renforce, qu'on la soutienne et qu'on la ménage, et pas qu'on la gouverne uniquement par des mesures dont beaucoup sont idéologiques", a-t-il dit.
M. Bayrou a cependant trouvé dans le rapport des mesures "souhaitables", qui concernent "l'éducation, la formation, la recherche, la connaissance", la "gouvernance de l'Etat" ou "l'amélioration des infrastructures".
Mais certaines d'entre elles constituent "des voeux pieux", a-t-il souligné, citant la proposition que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième lefrançais, la lecture, l'écriture, le calcul, l'anglais, et l'informatique.
C'est "très loin de la réalité tant qu'on ne passe pas à des travaux pratiques très exigeants en termes de suivi et de moyens", a souligné l'ancien ministre de l'Education.
11:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Mouvement Démocrate, Bayrou, rapport Attali
17.01.2008
Elections au Conseil National (suite)
Quelques infos complémentaires :
Il y aura trois bureaux de vote dans le département ; l'un à Quimper à la permanence rue de Brest, l'autre à Brest mais je n'en connais pas encore l'adresse, le troisième à Morlaix.
Les lieux de vote sont les suivants :
-Brest: 5 rue tourville
- Quimper : 35 route de brest
- Morlaix : café l'Aurore, place Allende
Le scrutin aura lieu demain ( ce n'est pas une blague!) entre 18h30 et 21h.
Le vote par procuration est possible à raison d'une par votant.
Les listes et les bulletins sont disponibles sur le site du Mouvement.
Je dois dire que cette légèreté dans l'organisation et le dépôt d'une liste hors délais m'exaspèrent au plus haut point. J'ai décidé de ne pas sièger, avant le renouvellement d'Avril, dans des instances départementales qui ne nous laissent de toutes façons, que des strapontins.
Mais je voterai comme premier acte démocratique de renouvellement et de rénovation de la politique.
Je vous engage à faire comme moi !
Jean-Pierre MARC
Extrait des modalités
- Le siège national adressera à chaque exécutif départemental provisoire et à chaque tête de liste le bulletin de vote et la profession de foi, quand elle existe, de chaque liste. Il est demandé aux exécutifs départementaux provisoires d’assurer la diffusion de ces bulletins et professions de foi, compte tenu du fait qu’ils sont les destinataires exclusifs des fichiers d’adhérents.
- Chaque bureau de vote fournira en nombre suffisant les bulletins de vote et les professions de foi de l’ensemble des listes adressées par le siège national.
- Les bulletins de vote devront comprendre exclusivement le titre de la liste s’il existe, le nom et le prénom des candidats dans l’ordre de présentation de la liste et le cas échéant le département de résidence, l’âge et les fonctions professionnelles et/ou politiques des candidats.
- Il est demandé aux exécutifs départementaux provisoires de prévoir un vote le même jour dans tous les départements de la région, avec les mêmes heures d’ouverture et de clôture. Dans la mesure du possible, le vote devra être organisé dans plusieurs endroits du département, en particulier dans la ville-préfecture et dans les villes sous-préfectures.
- Le vote sera personnel. Une procuration par personne est possible. Le vote par correspondance n’est pas prévu.
- Les listes de candidats devront être représentées par un assesseur ou un délégué, qui peut être candidat, pour la tenue des bureaux et les opérations de dépouillement. En tout état de cause, il est instamment demandé aux candidats d’apporter toute leur aide à l’organisation matérielle du vote dans les départements.
- Le recensement des votes aura lieu par département. Les résultats devront être adressés par mail à l’adresse electionscn@lesdemocrates.fr au siège national, qui procèdera au calcul des sièges et proclamera les résultats. L’ensemble des procès-verbaux de chaque bureau de vote devra être conservé pour examen par la commission en cas de litige.
Pour la Commission nationale,
Didier BARIANI
21:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem29, conseil national
Elections au Conseil National dans le département.
Il est prévu que les départements doivent organiser les élections au Conseil National notre Parlement. A ce jour je n'ai pas d'infos et m'en étonne. N'ayant pas été convié au dernier conseil départemental je n'en sais pas plus.
Il s'agit tout de mêmed'élire nos représentants dans le département.
13:04 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem
06.01.2008
voeux pieux?
Chers amis,
C’est la période des vœux et c’est avec plaisir que je vous présente les miens pour 2008 : santé, prospérité, paix et joie dans vos vies.
Pour ce qui est des vœux plus politiques, que souhaiter sinon que les mots de « rassemblement, renouvellement, refondation démocratique » prononcés par François Bayrou à Villepinte ne soient pas que des vœux pieux. Je dois vous confier à ce propos ma perplexité face aux engagements confus pris par le Modem sur l’ensemble du territoire français pour les prochaines élections. Mais je ne perds pas espoir que nos idéaux seront victorieux à long terme.
C’est le sens de mon engagement à la tête d’une liste bretonne pour l’élection du Collège des adhérents au Conseil national : le renouveau politique ne peut venir que progressivement, et de l’intérieur, grâce à la force de réflexion, de proposition et de conviction des militants que nous sommes.
Vous pouvez consulter la liste et sa profession de foi (http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/conseil-national-listes-election-2008.html)
A bientôt pour des informations pratiques concernant le vote.
Amitiés démocrates.
Nicole Jouan
15:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.01.2008
Meilleurs voeux démocrates à toutes et tous !
Que cette année 2008 vous apporte la santé et l'épanouissement personnel et professionnel. Qu'elles soit aussi l'occasion pour nous d'oeuvrer encore plus pour la rénovation de notre vie politique en Finistère.
Jean-Pierre MARC
11:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem29, voeux, Jean-Pierre MARC, Démocratie, 2008









