15.03.2007

Extrait du livre « Projet d’espoir » de François Bayrou

« La République sociale équilibre les chances. Et elle organise la solidarité. (…)

Je n’aime pas les discours qui laissent entendre qu’ua fond chômeurs ou Rmistes sont les coupables de leur propre disgrâce. Pour penser cela, et pour oser le dire, il faut être très loind de la vie des gens. Parce que la vérité de la vie, c’est qu’on ne tombe pas d’un côté ou de l’autre en fonction des dons ou des mérites. Il y a une grande part de chance. La vie est faite de multiples carrefours où vous pouvez chuter, où la distance entre tout va bien et tout va mal est seulement de quelques millimètres. Et qui a vu les enfants avant la vie adulte sait bien que tout n’est pas écrit dans la volonté, dans le mérite, dans le sens du travail. Ceux qui tombent et ceux qui s’en sortent sont les mêmes. Et heureusement, on peut tomber d’abord et s’en sortir ensuite. Et le contraire. Je n’aime pas qu’on montre du doigt ceux qui sont le plus mal en les accusant de paresse. La lassitude, ça arrive, ce n’est pas de la paresse, c’est une malédiction. Raison de plus, bien sûr, pour en sortir. »